Alexander Androv
Prose

Portrait de l’amour, un vendredi

Alexander Androv

Première publication: 13.02.2010 · Photo: wirestock / Freepik

Traduit du bulgare · Петъчен портрет на любовта

Il se faufile dans les rues enneigées.
Il s’arrête non au coin, mais comme ça,
au milieu de son chemin.
Il se frotte aux réverbères,
aux queues des chats,
glisse sur le verglas des pavés
et se coule entre les souffles
qui devaient réchauffer tes paumes.

En somme, il fait ce qu’il veut
et ne se soucie guère de la décence de son pantalon.
Avec des yeux froids dont tu te demandes
si, par-delà le gel glacé,
ils brûlent d’un feu chaud
ou ne te voient pas.

Ou te voient comme un gel glacé
qu’on ne pourra jamais allumer.