Poème
Salon avec cheminée, la nuit
Alexander Androv
Traduit du bulgare · Салон с камина нощем
Tic, tic, tic,
le balancier se glisse toujours plus près.
Chaque oscillation est un peu inégale
et m’oblige à tendre l’oreille.
Crac, crac-crac… crac-crac…
lui répond le parquet.
Sous les pas du sommeil
de deux ombres.
Chut, chut, chut,
disent les rideaux
devant la douce lumière
de la lanterne pliée vers dehors, contre nature.
Ding, ding, ding,
ajoutent les boules de cristal.
Vides, comme depuis longtemps
il ne leur était pas permis de l’être.
Le silence imbibé de résine
nous souffle que le jour
est tout près.
Dans la silhouette du jour
je ne distingue pas les silhouettes.
Toc… toc-toc… toc-toc…