Poème
Au moins les arbres
Alexander Androv
Traduit du bulgare · Поне дърветата
cherchent la terre profonde
et l’eau de la vie
Au moins les arbres de vie
ferment un œil
et tournent l’autre vers le dedans
et s’éveillent — les uns au printemps
les autres dans la cheminée
Les arbres de vie
et le bois de quoi vivre —
pur hasard de la chaleur
qu’ils reçoivent et qu’ils rendent
selon la volonté du sort
Hasardeuses sont les racines
emmêlées autour des mains
quand tu plantes l’arbre de vie.
2007